Médias et représentations des caravanes migrantes au Mexique : le récit de l’invasion

Publié le 19 octobre 2021
Par : Nathalia Guevara Jaramillo

Nathalia Guevara Jaramillo (l’autrice est docteure en études latino-américaines de l’Universidad Nacional Autónoma de México)

Pendant près d’un an, en 2018 et 2019, l’autrice a œuvré comme travailleuse humanitaire auprès de personnes réfugiées et demandeuses d’asile pour une organisation de la société civile à Mexico. C’est justement en novembre 2018 que la grande caravane de personnes migrantes exilées est arrivée dans la capitale mexicaine. Le contraste entre, d’une part, la réalité quotidienne de ces personnes et, d’autre part, les récits simplifiés diffusés par les médias lui a inspiré un exercice exploratoire : celui consistant à se livrer à la méthode d’analyse de discours en s’attardant à de nombreux reportages diffusés par les médias mexicains au sujet de ces caravanes.

Crédit : Alessandra Santopadre

Le poids des représentations

L’attention portée aux discours de nombreux médias mexicains sur la tragédie migratoire m’a permis de constater qu’au moment où la grande caravane traversait le Mexique, les médias de ce pays véhiculaient des représentations stéréotypées au sujet des personnes migrantes. Ce qui a largement contribué à exacerber la xénophobie et l’hostilité à leur égard.

Le grand théoricien des cultural studies et de l’anthropologie culturelle Stuart Hall[1] définissait les représentations comme le processus par lequel nous produisons et nous échangeons du sens à l’aide du langage. En partant de ses travaux, on peut dire que les représentations des caravanes construites par les médias employaient fréquemment des stéréotypes, des images unidimensionnelles, réductrices et souvent diffamatoires d’individus et de groupes humains[2]. Dans son ouvrage News as Discourse, Teun A. van Dijk offre plusieurs exemples de la façon selon laquelle les médias de masse participent à la construction d’images ou de représentations simplifiées. Celles-ci forment un cadre à partir duquel on construit le monde social. En d’autres mots, l’auteur propose d’analyser la nouvelle comme un type de discours public. Selon van Dijk, l’exercice du journalisme possède ses propres mécanismes d’organisation, de bureaucratie et de validation de la nouvelle. En privilégiant les versions officielles d’acteurs et d’institutions avec lesquel (le)s ils et elles sont en contact, ceux et celles qui produisent la nouvelle participent à ce réseau. Ils ou elles contribuent ainsi à créer « une illusion de crédibilité, qui en dernière instance offre une légitimité au statu quo »[3].

« Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en 2018, les autorités mexicaines ont détenu environ 115 000 migrants centraméricains. De ce nombre, 112 000 personnes auraient été déportées. Entre janvier et août 2019, le nombre d’arrestations avait déjà dépassé le total de l’année précédente (un peu moins de 120 000) et on comptait presque 95 000 déportations. On doit ajouter à cela la violence à laquelle ces personnes migrantes sont exposées. Des violations qui ont fait l’objet de dénonciations continues de la part des organismes de défense des droits de la personne. »

Regard succinct sur la migration centraméricaine au Mexique

Avant d’analyser les nouvelles, rappelons certains éléments contextuels sur la migration centraméricaine présente au Mexique. Selon Amnesty international, environ 400 000 personnes migrantes venant des pays du Triangle nord centraméricain (Honduras, Salvador et Guatemala) traversent la frontière sud du Mexique de façon irrégulière chaque année[4]. Entre 2014 et 2015, les détentions ont augmenté de 73 % à la suite de la mise en œuvre du programme Frontera Sur par le gouvernement de l’ex-président mexicain Enrique Peña Nieto. Ce programme a donc causé une intensification des contrôles migratoires, particulièrement dans les États du Sud comme le Chiapas, Tabasco et Oaxaca. Ainsi, l’Institut national de la migration du Mexique (INM) aurait détenu davantage de personnes que la patrouille frontalière des États-Unis. Par conséquent, les violations des droits des personnes migrantes lors des contrôles, des arrestations et des déportations ont également augmenté[5].

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en 2018, les autorités mexicaines ont détenu environ 115 000 migrants centraméricains. De ce nombre, 112 000 personnes auraient été déportées. Entre janvier et août 2019, le nombre d’arrestations avait déjà dépassé le total de l’année précédente (un peu moins de 120 000) et on comptait presque 95 000 déportations[6]. On doit ajouter à cela la violence à laquelle ces personnes migrantes sont exposées. Des violations qui ont fait l’objet de dénonciations continues de la part des organismes de défense des droits de la personne. Cette violence se traduit, entre autres, par des meurtres, des disparitions forcées, des viols, la persécution des membres de la communauté LGBT et des agressions physiques. Des groupes armés, tels que des gangs de rue (aussi connus sous le nom de « maras ») et des cartels de la drogue, qui font souvent justement partie des causes de ce déplacement, peuvent également se trouver sur le trajet. Même sur le territoire mexicain, ils parviennent souvent à localiser ceux et celles qui les fuient. De plus, les migrants sont fréquemment la cible de la violence institutionnelle des autorités mexicaines qui, selon la Commission nationale des droits de la personne du Mexique, fragilisent leurs droits à la sécurité juridique, la santé, un traitement digne, l’intégrité, l’égalité et la liberté[7]. Du fait d’un contexte aussi dangereux, des milliers de migrant(e)s en provenance du Triangle nord centraméricain choisissent de s’organiser : le fait de voyager en groupe leur paraît plus sécuritaire. L’une de ces caravanes a rassemblé jusqu’à 7000 personnes migrantes à la frontière entre le Guatemala et le Mexique le 19 octobre 2018.

 

Le moment de l’observation

C’est durant cette période que j’ai commencé à observer et à compiler les nouvelles transmises par les chaînes de télévision mexicaine Televisa et Foro TV qui couvraient le sujet. J’ai passé en revue une quarantaine de vidéos extraites des bulletins d’actualité de ces chaînes qui étaient aussi accessibles sur les réseaux sociaux. J’ai également consulté environ 60 articles publiés dans des quotidiens mexicains et des sites internet, particulièrement La Jornada, Proceso, El Universal, La Razón et El Sol de Tijuana, et ce entre le 19 octobre 2018 et le mois d’avril 2019. J’ai effectué cette revue de l’actualité écrite et audiovisuelle en fonction de trois axes : 1) l’entrée des caravanes au Mexique, 2) les discours portant sur la réponse institutionnelle et gouvernementale aux caravanes et 3) l’accueil des caravanes au Mexique.

Ce travail m’a permis de repérer trois récits récurrents dans les discours médiatiques que j’ai analysés : a) l’entrée de la caravane en tant qu’invasion de la souveraineté mexicaine, b) la désobéissance des personnes migrantes et c) la contamination causée par les migrants et les migrantes. Dans le cadre de ce présent article, je ne m’attarderai qu’au premier de ces récits, celui de l’invasion.

 

Une « invasion insolite et surprenante »

En ce jour du 19 octobre 2018, ce sont des milliers de personnes qui s’entassaient sur le pont de Ciudad Hidalgo à la frontière entre le Guatemala et le Mexique. Elles demandaient qu’on leur cède le passage. Les autorités se sont livrées à la répression, surtout en recourant aux gaz lacrymogènes. Malgré cela, la caravane était si imposante et déterminée que ses membres sont parvenus à briser les clôtures et à traverser du côté mexicain.

Les médias ont dépeint l’entrée de cette caravane au Mexique comme s’il s’agissait de l’invasion d’une masse de gens incontrôlable, désorganisée et dangereuse pour le pays. Bien que les bulletins de nouvelles aient consacré plusieurs heures à la couverture de l’événement, ils n’abordaient pratiquement pas les causes d’un tel mouvement migratoire. Ils n’offraient pas non plus de tribune aux spécialistes du sujet ou aux personnes œuvrant à la défense des droits de la personne pour qu’ils ou elles expliquent ce qui préside à l’émergence d’un phénomène d’une telle ampleur et d’une telle importance.

Ces médias construisaient leur récit sans tenir compte du point de vue des acteurs et actrices au plus près des situations, pas plus qu’ils ne recueillaient la parole des personnes migrantes elles-mêmes. Pendant ce temps, les voix des journalistes transmettaient une inquiétude concernant « l’invasion » représentée par l’arrivée de cette caravane, suscitant ainsi une crainte à son égard. Par exemple, dans un bulletin de Foro TV, on a qualifié l’événement de cauchemar. Pourtant, des images d’enfants pris au milieu des affrontements entre les forces policières et les personnes migrantes défilaient derrière le lecteur de nouvelles alors qu’il parlait d’une « invasion »[8]. On assistait à la normalisation et à la mise en circulation d’un langage d’inimitié.

Par exemple, les médias n’ont guère présenté au public la raison pour laquelle les membres de la caravane ont refusé une offre étatique leur proposant d’entrer au pays avec des documents en règle. La raison était pourtant simple : cette démarche aurait duré plusieurs mois. Il est pourtant aisé de comprendre que les personnes qui fuient la violence et l’extrême pauvreté ne peuvent se payer le luxe d’attendre aussi longtemps à la frontière. Quoi qu’il en soit, un minimum d’équilibre ne pouvait se percevoir dans le cadre d’une distribution aussi inégale et asymétrique de la parole.

Certes, les personnes migrantes en transit au Mexique ont obtenu soudainement une visibilité sans précédent. Toutefois, en décrivant ce phénomène comme une invasion et un cauchemar, on a exagéré le poids de la caravane. En effet, celle-ci ne constitue qu’une fraction et une part infime (et certainement pas criminelle) du nombre de personnes qui traversent le pays chaque année en espérant se rendre aux États-Unis. Cette amplification permettait aux médias de confirmer le stéréotype qui dépeint les migrants et les migrantes centraméricain(e)s comme des personnes dangereuses et illégales. Ainsi, ils ont contribué à semer une inquiétude concernant le prétendu danger que représenterait l’entrée des caravanes au Mexique. La couverture médiatique mettait l’accent sur la violence des migrant(e)s. En revanche, l’attaque aux gaz lacrymogènes effectuée à leur endroit par les forces policières apparaissait comme une légitime défense, et ce, en dépit de la présence d’enfants en bas âge[9].

Depuis leurs studios de Mexico, comme les spectateurs et spectatrices d’un événement, les journalistes se demandaient si les autorités arrêteraient les membres de la caravane après que ceux et celles-ci eurent franchi la frontière. Ils et elles les présentaient comme une « horde » [turba] irrationnelle et sans agentivité[10]. Ces journalistes critiquaient l’attitude « désordonnée » et « hors de contrôle » des personnes migrantes. Toutefois, ils et elles ne se sont guère donné la peine d’expliquer les faits et la gravité du contexte qui poussent ces migrants et ces migrantes vers l’exil ou vers des situations caractérisées par l’errance. On ne leur a pas non plus donné la parole[11]. Cette façon de couvrir les événements a provoqué une marée de réactions xénophobes sur les réseaux sociaux et les forums des sites internet des médias en question.

L’idée de « l’invasion » des caravanes au Mexique a eu des échos dans les discours publics de certain(e)s politiciens et politiciennes. À l’instar d’Olvita Palomeque Pineda, qui était alors la députée locale de Huixtla, dans l’État du Chiapas, sous la bannière de MORENA, le parti de gauche fondé par l’actuel président, Andrés Manuel López Obrador. À ses yeux, les caravanes « constituent une menace pour la société civile » et une « invasion désordonnée qui viole toutes les lois migratoires du pays » et face à laquelle la population du Chiapas se trouvait « sans défense »[12]. En faisant passer ces personnes pour des envahisseurs, les médias de masse ont exagéré le phénomène; comme si on pouvait tenir quelques milliers de migrant(e)s pour responsables de l’écroulement hypothétique des institutions d’un pays de 120 millions d’habitant(e)s ou encore du fait que les fonctionnaires de celles-ci soient débordé(e)s par les flux migratoires. Ironiquement, selon l’OIM, le Mexique est le deuxième pays d’origine des émigrants internationaux dans le monde. Il est inévitable de trouver des ressemblances entre ces stéréotypes et certaines représentations produites aux États-Unis sur l’immigration mexicaine, notamment dans les discours de l’ex-président Donald Trump[13].

« Même dans les lois sur l’immigration, on décrit ces violences avec des euphémismes comme « station migratoire » (centre de détention), « retour » ou « retour assisté » (déportation); ou encore « aseguramiento », un étrange vocable construit à partir du verbe polysémique « asegurar ». En espagnol, ce terme signifie à la fois « assurer » et « attacher ». On arrive ainsi à pourvoir d’une connotation positive un mot qui désigne la capture d’une personne migrante démunie, comme si ce geste contribuait à améliorer « la sécurité » publique en général. Les médias reproduisent ces euphémismes qui font paraître la réponse des institutions officielles comme normale, justifiée et proportionnelle. »

La violence institutionnelle et l’indifférence étatique

Puisqu’il est question d’institutions débordées, la Commission mexicaine d’aide aux personnes réfugiées (COMAR) fait actuellement face à un retard dans le traitement des demandes d’asile. Vers la fin de l’année 2019, la situation était telle que l’organisme international Asylum Access estimait que 70 % des demandes déposées entre janvier 2018 et octobre 2019 demeuraient toujours sans réponse. Les dossiers de 3539 enfants – dont 1136 étaient agé(e)s de moins de 5 ans – qui avaient déposé leur demande en 2018 n’étaient toujours pas résolus[14]. Les échéances bureaucratiques sont difficiles à respecter dans un contexte de crise humanitaire comme celui de cette grande caravane. Malheureusement, une couverture simplifiée de ce phénomène ainsi qu’une présentation de celui-ci comme une invasion sont au nombre des obstacles qui empêchent de faire connaître ses causes. Tout cela engendre des circonstances qui rendent impossible l’amorce d’une réflexion publique profonde et nécessaire, surtout quant au fait que c’est surtout la violence qui caractérise les réponses institutionnelles de l’État mexicain à l’égard des personnes migrantes.

Même dans les lois sur l’immigration, on décrit ces violences avec des euphémismes comme « station migratoire » (centre de détention), « retour » ou « retour assisté » (déportation); ou encore « aseguramiento », un étrange vocable construit à partir du verbe polysémique « asegurar ». En espagnol, ce terme signifie à la fois « assurer » et « attacher ». On arrive ainsi à pourvoir d’une connotation positive un mot qui désigne la capture d’une personne migrante démunie, comme si ce geste contribuait à améliorer « la sécurité » publique en général. Les médias reproduisent ces euphémismes qui font paraître la réponse des institutions officielles comme normale, justifiée et proportionnelle.

Ces représentations simplifient un problème régional d’une grande complexité qui va au-delà des frontières nationales. De la même manière, elles normalisent des comportements répressifs de la part des autorités mexicaines. Parmi ceux-ci, on peut penser aux nombreuses détentions illégales d’enfants et d’adolescents et d’adolescentes ou aux déportations de personnes migrantes effectuées sans que ces dernier(ère)s aient eu la possibilité de demander le statut de réfugié. En dépeignant les caravanes comme des envahisseurs, la réponse coercitive de l’État apparaît naturelle et inévitable, comme si elle faisait partie de l’ordre social.

En d’autres mots, les discours stéréotypés des médias contribuent à légitimer la violence exercée par les autorités mexicaines d’immigration en faisant paraître les comportements répressifs comme des actions nécessaires, justifiées et légales. Les représentations projetées par les médias de masse et les systèmes mexicains d’immigration – qui se reflètent, par exemple, dans les lois et dans les discours des autorités – semblent s’alimenter mutuellement. Ainsi, le discours se transforme en violence réelle et tangible.

Les stéréotypes déshumanisent les personnes migrantes. Comme j’ai pu le constater lors de mon expérience de travail humanitaire, ces stéréotypes nuisent à leur accès aux services, au respect de leurs droits élémentaires et à leur intégration dans l’éventualité où ces personnes choisiraient de s’établir au Mexique. Malheureusement, les plaintes formulées par des personnes réfugiées et demandeuses d’asile faisant état d’entraves à leur accès à la santé, à l’éducation et au travail se multiplient. Pour faire respecter ces droits, elles doivent souvent livrer d’intenses batailles institutionnelles. Même après avoir légalisé leur situation et obtenu leur statut migratoire, par exemple, de personnes demandeuses d’asile, elles continuent à se heurter à des fonctionnaires et à des employeurs qui les considèrent comme des personnes migrantes irrégulières et les empêchent de jouir de leurs droits. En ce sens, tout en s’éloignant de la réalité, la représentation véhiculée par les médias de masse contribue paradoxalement à la construire.

Texte traduit de l’espagnol par Alexandre Beaudoin-Duquette


[1] Hall, Stuart (2010), Sin garantías: trayectorias y problemáticas en estudios culturales, Eduardo Restrepo, Catherine Walsh y Victor Vich (Editores), Bogotá, Pontificia Universidad Javeriana, Universidad Andina Simón Bolívar, Instituto de Estudios Peruanos, p. 447-452.

[2] Ewen, E. et Ewen S. (2006), Typecasting, on the arts and sciences of human inequality, New York, Seven Stories Press, p. 3.

[3] Dijk, Teun A. van (1990), La noticia como discurso. Comprensión, estructura y producción de la información, Barcelona, Paidós, p. 23. Traduction libre de l’espagnol.

[4] Amnesty International (2017), Amnesty International Rapport 2016/17. La situation des droits humains dans le monde, p. 308. https://www.amnesty.org/es/documents/pol10/4800/2017/es/

[5] Knippen, J., Boggs , C. et Meyer, M. (2015), Un camino incierto. Justicia para delitos y violaciones a los derechos humanos contra personas migrantes y refugiadas en México, p. 5. https://www.wola.org/sites/default/files/Un%20camino%20incierto_Nov2015.pdf

[6] OIM (2019), Tendencias migratorias en Centroamérica, Norteamérica y el Caribe, Novembre. https://rosanjose.iom.int/site/sites/default/files/Reportes/sitrep_p11_compr.pdf

[7] Comisión Nacional de Derechos Humanos de México (CNDH) (2020), Informe de actividades 2020. http://informe.cndh.org.mx/menu.aspx?id=60055

[8] “Noticias con Ciro Gómez Leyva”, Imagen Noticias, 19/10/2018.  https://www.youtube.com/watch?v=zRvqQGpxoiE.

[9] Dans un reportage diffusé quelques semaines après l’entrée de la caravane au pays, Denise Maerker, une journaliste mexicaine reconnue, demandait avec un ton de reproche à une personne qui logeait dans une tente si elle croyait qu’on la laisserait passer si facilement parce qu’elle voyageait avec un enfant.

[10] Comme le mot horde en français, turba en espagnol renvoie à un groupe considérable de personnes indisciplinées et qui peuvent causer des dommages.

[11] “En vivo: migrantes irrumpen la frontera en territorio mexicano”, Foro TV, 19/10/2019. https://www.facebook.com/FOROtv/videos/en-vivo-migrantes-irrumpen-la-frontera-en-territorio-mexicano/1053022984875031/ (Traduction libre).

[12] Traduction libre.

[13] OIM (2020), État de la migration dans le monde 2020. https://publications.iom.int/books/etat-de-la-migration-dans-le-monde-2020

[14] Asylum Access (2020), Asylum in Mexico by the numbers. https://asylumaccess.org/wp-content/uploads/2020/01/Asylum-in-Mexico-by-the-Numbers.pdf


Restez à l’affut de nos parutions !
abonnez-vous à notre infolettre

Send this to a friend