DOSSIER : - Le recours à l’asile religieux

Le paysage oecuménique du Québec

Publié le 2 janvier 2004
Par : Angélika Piché

Quand, aujourd’hui, nous par­lons d’« œcuménisme », nous sus­citons généralement chez nos inter­locuteurs l’une des trois réactions suivantes :
Bien souvent, les sourcils de notre vis-à-vis se froncent et un pe­tit air de surprise et de question­nement nous est adressé. Voici une indication que ni le terme, ni le concept d’« œcuménisme » n’ont pénétré jusque dans les pro­fondeurs de notre connaissance commune, au moins parmi ceux et celles qui se déclarent chrétiens ou chrétiennes.
D’autres signalent que cette idée leur rappelle de vieux souvenirs d’un autre temps, mais qu’aujour­d’hui, nous sommes face à de nou­veaux défis et que, de toute façon, les possibilités d’un vrai rapproche­ment entre les Églises se sont avérées assez limitées et plutôt ir­réalistes.
Un dernier groupe, minoritaire peut-être, montre beaucoup d’in­térêt et d’enthousiasme face au désir et aux efforts concrets de ré­concilier les différentes Églises chrétiennes les unes avec les autres. Pour ces personnes, l’œcuménisme consiste à rendre visible la commu­nion entre tous les disciples du Christ, non comme un ajout facul­tatif à la foi, ni comme un intérêt spécialisé pour quelques-uns. Il s’agit pour elles d’un élément essen­tiel de la foi, en prenant au sérieux le commandement central de l’amour et la prière du Christ que « tous soit un ». (Jean 17).

Qu’est-ce que ce terme « œcuménisme » et le mouvement qu’il décrit peuvent donc signifier aujourd’hui dans notre contexte québécois? Y a-t-il de la place chez nous pour l’œcuménisme? Y a-t-il un besoin? Et quels sont les enjeux que nous rencontrons?

En premier lieu, nous nous ren­dons compte que la réalité œcuménique est difficile à saisir puisqu’il s’agit d’un mouvement en évolution. Cette réalité comporte plusieurs facettes. Elle est com­plexe et toujours en train de se for­mer, de se structurer sur divers plans et de se réorienter, soumise à diverses influences de l’extérieur. Ce n’est pas chose facile que d’es­sayer d’en obtenir une vue d’ensem­ble car nous nous trouvons devant un paysage en constant change­ment. Donc, aujourd’hui, un pre­mier défi en œcuménisme consiste à nous situer dans ce paysage com­plexe et mouvant et à discerner les sentiers qui pourront nous amener plus loin. Il vaut alors la peine de monter à une tour d’observation et, de là-haut, contempler la vision qui s’offre à nous. Cinq éléments at­tirent notre attention.

La complexité du mouvement

Le mouvement œcuménique est une réalité très complexe qui s’ex­prime peut-être moins comme un mouvement que comme des mou­vements.

Il y a bien sûr l’œcuménisme of­ficiel au niveau des chefs ou des représentants d’Églises. Il y a des institutions comme les dialogues bilatéraux ou multilatéraux, des Conseils des Églises, etc. De temps en temps, des Églises publient une déclaration officielle sur un enjeu œcuménique ou signent un accord sur des questions théologiques. Cette forme d’œcuménisme se pré­pare au niveau théorique : les con­tributions des théologiens, spécia­lisés dans la matière, y jouent un rôle important.
En même temps, il y a une tout autre réalité œcuménique à la base, dans la vie de l’Église. D’abord, dans les paroisses, lors de visites d’autres Églises, par des activités communes ou des prières œcuméniques etc. Ensuite, dans des ministères spécialisées : dans les forces armées, dans les hôpi­taux, à l’aumônerie des universités, etc. Souvent, la composition de la communauté y est œcuménique et tout exercice d’un ministère doit en tenir compte.

En plus, l’œcuménisme se vit souvent dans l’action commune. Aujourd’hui il y a nombre de coali­tions où les membres de différentes Églises se retrouvent autour d’une cause commune : les questions du droit de la personne, l’élimination de la pauvreté, les revendications féministes et autres.
Finalement, n’oublions pas le plan le plus fondamental où l’œcuménisme se vit au quotidien : dans la vie des couples et des familles mixtes, dans la rencontre des voisins et des collègues de tra­vail. Comme de plus en plus, notre société devient pluraliste, la présence des croyants d’autres tra­ditions fait partie de notre quotidi­en. Nous ne sommes plus étrangers les uns aux autres et l’œcuménisme prend une allure de normalité.

Une fois saisie cette variété dans notre paysage œcuménique, nous comprenons mieux le défi que cela pose : il s’agit d’un mouvement di­versifié et dynamique sans coordi­nation systématique. Il y a souvent des avancées à un niveau mais pas nécessairement à un autre. Com­ment alors rassembler tous les morceaux? Comment s’assurer que tous s’orientent vers le même but? Comment progresser tous et toutes dans la même direction à une vitesse qui ne marquera pas trop d’écarts?
Voilà un grand défi de commu­nication entre les différents niveaux! L’information, l’échange, la réception de ce qui a progressé en œcuménisme sont nécessaires, et cela dans toutes les directions, de la base vers les instances hiérar­chiques de l’Église et vice versa. Une communication horizontale est également nécessaire pour tenir compte des résultats auxquels ar­rivent nos Églises sœurs ainsi que les groupes et les réseaux de dia­logue que nous côtoyons. Mais si nous arrivons à une telle communi­cation, pouvons-nous vraiment par­ler d’un mouvement œcuménique et canaliser nos énergies vers une cause commune : la réconciliation entre les Églises dans le respect de la diversité?

L’évolution du mouvement

Le mouvement œcuménique, et donc l’ouverture et la rencontre en­tre les différentes Églises chré­tiennes, est relativement jeune : il a pris son élan au début du dernier siècle. Pour l’Église catholique ro­maine, l’ouverture œcuménique s’est faite au cours du concile Vati­can II, au début des années soixan­te. À ce moment-là, c’était un temps de nouveau départ, d’un grand enthousiasme, d’une libéra­tion. Après des siècles de con­damnation de l’autre perçu comme « Antéchrist », la possibilité d’aller à sa rencontre suscitait un grand in­térêt.

Aujourd’hui, nous ressentons moins l’enthousiasme des pre­mières années. Lors d’activités œcuméniques, nous constatons que celles-ci suscitent peu l’intérêt du public. Il semble que ce soit sou­vent une certaine génération, celle des vétérans de la première ouver­ture, qui poursuit le désir de rap­prochement. Pourquoi cette diminution d’engagement? Sans doute, les raisons en sont multiples, mais il me semble qu’une certaine désillusion en fasse partie.

Peut-être l’image de la vie de couple nous aidera-t-elle à com­prendre cette dynamique : Au début de la relation, au moment où le couple tombe en amour, c’est la lune de miel, la découverte de l’autre qui promet un élargissement sans limite de notre horizon. L’in­connu nous fascine et nous attire. Après 40 ans de rencontre, d’échange, d’acceptation de l’exis­tence de l’autre, mais aussi de dé­ceptions, d’efforts sans succès, de culs de sac, la vie du couple est de­venue routinière. Le premier en­thousiasme s’est éclipsé dans l’or­dinaire de la vie.

Une évolution semblable se pro­duit dans la relation que nous en­tretenons entre Églises. Nous sommes plus familières les unes avec les autres, mais nous nous sommes aussi habituées aux limites de nos relations. Nous les question­nons moins. Nous avons pris l’habitude de partager certaines ac­tivités, mais, dans d’autres cas, de ne pas toucher aux points sensi­bles.
Plusieurs autres facteurs peuvent expliquer le plus faible intérêt œcuménique :

a) Dans les pays occidentaux, toutes les Églises sont confrontées à une crise de survie et de redéfini­tion. Elles sont préoccupées par elles-mêmes. Comment alors trou­ver l’énergie nécessaire et l’ouver­ture envers les voisins? C’est le temps de l’introspection. L’œcuménisme n’est malheureuse­ment pas encore suffisamment inté­gré pour faire partie de l’intros­pection. Les autres Églises sont tou­jours vues comme « autres » et non comme partenaires d’un même processus, confrontées aux mêmes défis.

b) À la base, on est déçu de ne pas voir se faire de grands pas vers une communion plus claire et plus visible des Églises. Le processus du rapprochement théologique est très lent pour les croyants qui souvent ne connaissent pas tout le bagage his­torique qui doit être pris en compte pour vaincre les séparations. Comme les résultats des efforts œcuméniques ne sont pas suffisamment visibles aux yeux des membres d’Église, ils abandonnent le processus.
c) Au niveau officiel et théologique, on constate un bon nombre de réalisations grâce aux dialogues entre les Églises, (par exemple, la Déclaration commune entre l’Église catholique romaine et les Églises luthériennes sur la « justi­fication par la foi au moyen de la grâce », en 1999; la Déclaration de Waterloo par laquelle l’Église angli­cane et l’Église luthérienne du Cana­da sont entrées en pleine commu­nion, en 2001).

Toutefois, comme l’a déjà démon­tré en 1982 le BEM (Baptême, Eu­charistie, Ministère), document de consensus du Conseil mondial des Églises (auquel a collaboré l’Église catholique romaine), les discussions œcuméniques se trouvent main­tenant confrontées aux questions plus fondamentales. Notamment, les questions de la compréhension du sens de l’Église et des ministères paraissent s’imposer dans la plupart des dialogues. D’autres points déli­cats y sont reliés, comme la question des sacrements et plus particulière­ment de l’eucharistie. Ces questions s’avèrent très difficiles à maîtriser, puisqu’elles touchent au cœur de l’i­dentité même de chacune des Égli­ses.

Un autre problème qui se pose de plus en plus clairement concerne la finalité du mouvement œcuménique: quel genre d’unité visons-nous? Les concepts varient selon nos concep­tions d’Église. La question du rôle d’un ministère papal dans une Église réunifiée symbolise seulement la pointe de l’iceberg. Comme les dis­cussions théologiques doivent au­jourd’hui aborder ces divergences les plus fondamentales, le processus du rapprochement théologique sem­ble encore plus lent et plus ardu.
d) L’appartenance à des Églises comme à toute institution est aujour­d’hui remise en question, surtout parmi les jeunes. Ceux-ci ne se situent pas dans le même cadre insti­tutionnel que les représentants d’Église. Ils ont aussi moins de cul­ture religieuse ou de connaissances sur leur propre tradition religieuse. Quel sens aurait un dialogue sur une telle base? Beaucoup de personnes se trouvent plutôt dans une phase de recherche de sens et de spiritualité, tout en se distanciant des institutions religieuses traditionnelles. Comme la religion est davantage devenue une affaire privée, notre culture nord-américaine de consommation et de compétition encourage aussi l’effet du « shopping » : chacun et chacune cherche selon ses propres besoins spirituels le meilleur produit sur la scène religieuse, puis le meilleur vendeur et, au besoin, choisit un mélange maison person­nalisé.

Sans doute, cela peut être cause de relativisme (il n’y a plus de valeurs universelles) et de syn­crétisme (toutes les croyances s’équivalent), mais le principal dan­ger est que se constitue une foi indi­viduelle qu’il devient impossible de partager en communion avec d’autres, ni de situer en position de dialogue.
Le défi qui se pose face à l’évolu­tion du mouvement œcuménique est évident : Comment avancer? Com­ment nous rencontrer entre parte­naires quand notre propre identité est si peu définie? Comment relancer la motivation à chercher ensemble une vérité commune?

L’influence mutuelle de l’œcuménisme et de l’interreligieux

L’œcuménisme ne se vit jamais en vase clos, mais toujours dans un contexte bien particulier de société. La société contemporaine, au Cana­da et au Québec, est marquée par la présence grandissante d’une multi­tude de religions et d’autres croyan­ces, comme de l’athéisme. Les chré­tiens se retrouvent nécessairement en position de dialogue interreligieux. Ce dialogue se concrétise sur dif­férents plans, tout comme le dia­logue œcuménique. Sans doute il faut faire du dialogue interreligieux. C’est une nécessité pour notre vie commune en société et un en­richissement important pour les croyants de foi chrétienne. Mais qu’est ce que cela veut dire pour l’œcuménisme? Le dialogue interre­ligieux propose de nouveaux défis pour les relations entre les Églises. L’ouverture envers d’autres parte­naires peut s’avérer être une grande chance tout comme un danger pour la famille chrétienne.

Le danger en ce moment est sans doute de se tourner complètement vers la nouvelle relation, qui promet une ouverture à l’inconnu, la fasci­nation de la première découverte et l’exotisme; une lune de miel toute fraîche, comme aux débuts de l’œcuménisme! Comme les autres religions et croyances suscitent une grande curiosité et un grand attrait, il y a danger d’y mettre toutes les éner­gies et de négliger ces relations et dialogues œcuméniques qui sem­blent aujourd’hui plus difficiles à mener à terme et moins prometteurs.

Pourtant, nous avons la  vue courte si nous fréquentons les voisins en oubliant notre propre famille. Si chaque tradition chré­tienne tient son dialogue interre­ligieux séparément, à partir d’une théologie et d’une approche dif­férentes, nous allons, comme chré­tiens, perdre notre identité. Certaines personnes se sentent très à l’aise d’in­tégrer n’importe quoi et d’ajuster leur foi en conséquence. D’autres, plus fondamentalistes ou plus ortho­doxes, veulent tenir ferme à chaque expression traditionnelle de la foi. Cela peut créer de nouvelles tensions à l’intérieur des traditions chré­tiennes et aussi amener à une confu­sion pour nos partenaires religieux pour qui notre diversité chrétienne est difficile à comprendre.
La théologie doit affronter un grand défi : comment reformuler la centralité du Christ pour la foi chré­tienne tout en laissant une place à la vérité des autres? Si nous trouvons à cette question une réponse théologique satisfaisante, nous au­rons la liberté d’entrer vraiment en dialogue avec d’autres croyants. Et si nous ne voulons pas mettre en danger notre communion entre chré­tiens, cette réponse devrait être une réponse commune et donc le fruit d’un effort œcuménique.

Ainsi, nous saisissons la chance que comporte le dialogue interre­ligieux pour le mouvement œcuménique. Cette chance est liée à la dynamique du dialogue lui-même. Tenir un dialogue nous oblige tou­jours à nous remettre en question nous-mêmes et à reformuler notre vérité face à un partenaire. Si les Églises chrétiennes saisissent cette chance de travailler étroitement en­semble dans le processus de refor­mulation face à l’autre, cela pourra donner un nouvel élan et une base plus solide à l’œcuménisme.

L’impact du contexte culturel

Selon les statistiques, la popula­tion francophone du Québec est en­core très homogène. Parmi ceux qui se déclarent chrétiens, il y a une très grande majorité de catholiques ro­mains. Même si aujourd’hui, une bonne partie des Québécois ne se dé­clarent plus pratiquants, il reste que le contexte culturel leur a transmis les valeurs et les schèmes de pensée de l’Église catholique romaine. L’identité québécoise comme telle a été si profondément marquée par le catholicisme que cet héritage sub­siste, même dans les milieux qui se veulent laïques.
Cela pose un défi très particulier au Québec : comment vivre l’œcuménisme si les autres, avec qui on cherche à entrer en relation, sont absents? L’œcuménisme au Québec risque toujours d’être un exercice théorique, à cause du manque d’oc­casions réelles de rencontrer des membres d’autres traditions chré­tiennes, tout au moins dans un dia­logue en français. Si on s’engage dans un dialogue en anglais il y a une double barrière à franchir : celle de la foi qui s’exprime différemment et celle de la langue et de la culture qui sont différentes. Les deux se confondent alors de façon inextrica­ble.


Émergence de nouvelles séparations

Le paysage œcuménique semble en constant changement, pas seule­ment à cause des progrès ou des reculs du mouvement œcuménique lui-même, mais encore à cause de l’interaction plus large avec la so­ciété. Il y a toujours des nouveaux développements dans la société qui suscitent des prises de positions éthiques et morales, donc théologiques. Nous avons juste à penser à tout le domaine de la recherche en bioéthique ou à la question actuelle des mariages entre partenaires du même sexe. Les Églises réagissent aux nouvelles questions éthiques en redéfinissant leurs positions théologiques.
Comme le secrétaire général sor­tant du Conseil mondial des Églises, Konrad Raiser, l’a constaté, les ques­tions œcuméniques tournent aujour­d’hui autour de prises de positions : « Le problème de l’unité ou de la di­vision est moins centré autour de questions doctrinales ou canoniques qu’autour de sujets et de problèmes éthiques. » En ce sens, la mondiali­sation amène également tout un spectre de nouvelles questions.

Si les Églises veulent encore con­tribuer à la vie de l’humanité, elles doivent répondre aux nouveaux développements et aux nouveaux be­soins de la société. Parfois, cela se fait d’une voix unanime, comme dans certaines déclarations du Con­seil canadien des Églises. Néan­moins, nous pouvons aussi observer que cela peut créer de nouvelles sé­parations. Comme l’ordination des femmes, acceptée dans un grand nombre d’Églises protestantes depuis le siècle dernier, présente un obstacle aujourd’hui dans les rap­prochements entre les protestants, l’Église catholique romaine et les Églises orthodoxes. L’acceptation ou le refus du mariage gai creuse un nouveau fossé entre les différentes Églises, et même à l’intérieur de plusieurs. L`Église anglicane du Canada et la communion anglicane internationale se retrouvent devant la menace d’une rupture causée par la célébration de mariages entre parte­naires du même sexe et par l’ordina­tion aux États-Unis d’un évêque ho­mosexuel.
Finalement, dans les débats de na­ture éthique, les frontières ne suivent plus nécessairement les séparations historiques comme nous les connais­sons dans les différentes dénomina­tions. Les positions semblent plutôt osciller entre une aile fondamenta­liste et une aile libérale. Les deux sont présentes dans toutes les Égli­ses. Donc, les fossés traversent l’in­térieur des dénominations et sou­vent, on pourrait former des coali­tions autour d’un problème avec des membres de différentes Églises qui prendraient exactement la même po­sition face au défi posé contre d’autres membres de leurs propres dénominations.

Quelle conclusion pouvons-nous tirer de toutes ces observations du paysage religieux sur l’importance et la contribution du mouvement œcuménique? Comme ce mouve­ment est en constant changement, nous sommes appelés à suivre les débats à l`intérieur des Églises, comme dans la société en général. Interpellé par maintes nouvelles questions, le dialogue avec les autres, chrétiens et non-chrétiens, peut nous éclairer dans la redéfini­tion de notre position théologique, qui sera d’ailleurs toujours à repren­dre. Dans notre réalité pluraliste, cette redéfinition doit nécessaire­ment inclure une place pour les croy­ants des autres religions et un respect envers leurs traditions. Ainsi, en tra­vaillant ensemble à construire une culture de dialogue, le paysa-ge œcuménique nous dévoilera un chemin essentiel vers l’obten­tion d’une paix durable pour ce monde. •

LE CENTRE CANADIEN D’ŒCUMÉNISME FÊTE SES 40 ANS !

En octobre1963, le Père Irénée Beaubien s.j. fondait à Montréal le Centre canadien d’œcuménisme. Pen­dant quatre décennies, le Centre a fidèlement porté la mission du rapprochement entre tous les chrétiens et chrétiennes et de l’ouverture au dialogue avec d’autres religions.
C’est avec gratitude et joie que le Centre célèbre ses quarante ans de service et d’inspiration du mouve­ment œcuménique à Montréal, au Québec, au Canada et même au niveau international.
Le Centre publie quatre fois par année, en français et en anglais, la revue Œcuménisme. Il entretient une bibliothèque spécialisée dans le domaine de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux. Les trois princi­paux champs d’action du Centre sont la participation à des dialogues, l’organisation de sessions de forma­tion et d’information et la promotion d’un partage spirituel et de la prière commune. Le Centre collabore avec de multiples groupes et institutions œcuméniques et interreligieuses au Canada.
Pour souligner le 40ième anniversaire, deux occasions de réflexion œcuménique vous sont offertes :
Un numéro spécial de la revue Œcuménisme qui sera publié au mois de juin. Les numéros de mars et de juin offriront l’occasion d’une réflexion sur des Situations et Défis œcuméniques au Canada.
Un cycle de conférences se donnera en lien avec la thématique générale de l’influence du dialogue inter-religieux sur le mouvement œcuménique.
Pour de plus amples informations s.v.p. consultez le site www.oecumenisme.ca.

1. Angelika Piché est théologienne et mem­bre de l’Église-Unie du Canada. Mariée à un Québécois catholique, elle connaît la réalité œcuménique au quotidien. Depuis 2001, elle tra­vaille comme Directrice adjointe au Centre cana­dien d’œcuménisme avec des responsabilités dans le domaine œcuménique et interreligieux.

 


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