La Commission Charbonneau révélatrice d’une pensée anesthésiée


Les audiences de la commission Charbonneau nous donnent à voir un bien triste spectacle dans lequel certains, refusant de porter un jugement sur le sens moral de leurs actions, en viennent à faire primer leurs seuls intérêts individuels et corporatifs sur le bien commun. Cette anesthésie volontaire de la pensée empêche tout discernement entre le bien et le mal. Serions-nous, alors, devant ce que Hannah Arendt a décrit comme « la banalité du mal », qui consiste entre autres à suivre la norme dominante, légale ou illégale, sans aucun questionnement sur la moralité?
Avec :
– ANDRÉ BEAUCHAMP, théologien, environnementaliste et spécialiste dans les processus de consultations publiques (à 6 min 10 s);
– DARIO DE FACENDIS, sociologue (à 21 min 15 s);
– JEAN-CLAUDE RAVET, rédacteur en chef de la revue Relations, en remplacement de Marc Chabot, philosophe et parolier (à 40 min 15 s) (Il a lu un texte préparé par Marc Chabot qui par raisons de force majeure n’a pas pu se déplacer jusqu’à Montréal)