Résister au virage entrepreneurial en éducation

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Au Sommet de la jeunesse de février 2000, le ministre québécois de l'Éducation, François Legault, a fait adopter l'idée d'un Plan national de réussite. De là, il a laissé entrevoir un lien entre le financement des établissements publics d'enseignement du Québec et leur performance statistique. Plans de réussite, contrats de performance : seule compterait désormais la « qualification » des personnes en fonction des besoins du marché, quitte à créer une illusion de réussite en la réduisant à quelques indicateurs quantitatifs. Dans la société du savoir forgée par la mondialisation et la course à la compétitivité, l'éducation sert à produire les serviteurs de l'entreprise. Renonce-t-on à l'idée de l'éducation comme base de l'émancipation individuelle et sociale?

Nos invités exposeront les dangers que le virage entrepreneurial fait courir aux institutions publiques d'éducation et à la société en général et pourquoi il faut mener une réflexion critique face à cet enjeu majeur.

PANELISTES :

  • Gilles Gagné, professeur de sociologie à l'Université Laval;
  • Nadine Pirotte, sociologue et directrice générale du Collège Bois-de-Boulogne;
  • Nicole Frascadore, présidente du Syndicat de l'Enseignement de l'Ouest de Montréal.

Lundi 17 septembre 2001, 19 h à 21 h 30
Maison Bellarmin
25, rue Jarry Ouest
Montréal, QC

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Le Centre justice et foi (CJF) est un centre d’analyse sociale qui pose un regard critique sur les structures sociales, politiques, économiques, culturelles et religieuses. Il publie la revue Relations et organise différentes activités publiques, notamment les Soirées Relations. Son secteur Vivre ensemble développe une expertise sur les enjeux d’immigration, de protection des réfugiés ainsi que sur le pluralisme culturel et religieux.

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