Le projet de la ZLÉA n’est pas recevable
Lire la version PDFLa création de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) vise à étendre l'emprise des investisseurs privés sur l'ensemble de l'organisation de nos sociétés. La voie ouverte par l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) risque de devenir une autoroute. Dotées d'un pouvoir illimité, les multinationales pourront soustraire leurs investissements aux normes nationales, en plus d' échapper aux mesures fiscales. Quand le politique est ainsi anéanti par la loi du marché, quand les gens d'affaires contrôlent les États, qu'advient-il de la démocratie et de la citoyenneté? Pourrons-nous encore jouir de nos droits sociaux, protéger notre environnement, déterminer notre essor en tant que collectivité? Face au désastre que représente la ZLEA, la revendication de clauses sociales et d'une participation de la société civile aux négociations n'est-elle qu'un placebo?
PANELISTES :
- Dorval BRUNELLE,
professeur de sociologie à l'UQAM, Groupe de recherche sur l'intégration continentale (GRIC) - Sylvie PAQUEROT,
présidente de l'Association québécoise pour le contrat mondial de l'eau - Jacques LAROCHELLE,
professeur de biologie à l'Université Laval - Hélène VALLIÈRES,
militante à la Coalition de l'Université Laval sur l'intégration des Amériques (CULIA)
Lundi 19 mars 2001, 19 h à 21 h 30
Maison Bellarmin
25, rue Jarry Ouest
Montréal, QC