Relations Automne 2021 / Dossier

La théologie étudie avant tout l’acte de croire. Elle prend pour objet la construction subjective (elle-même en mouvement) de ce à quoi l’on croit, et non pas seulement les contenus des croyances. On comprend dès lors qu’elle ait subi des changements majeurs ces 50 dernières années, mais aussi qu’elle ait pu s’ajuster avec assez de fluidité à la période contemporaine, celle de la religion devenue subjective.


L’auteure, professeure associée à l’Institut d’études religieuses de l’Université de Montréal, est présidente de la Société canadienne de théologie et membre de la collective féministe et chrétienne L’autre Parole

Dans les années 1970, le grand théologien catholique allemand Karl Rahner pouvait encore dire qu’une condition d’exercice de la théologie chrétienne est de vivre dans une société chrétienne, ou du moins dans un environnement où les représentations chrétiennes guident spontanément les existences. Pour lui, les discours théologiques partaient des interprétations des gens pour leur en offrir de nouvelles dans le cadre d’une grande conversation commune sur la signification du christianisme aujourd’hui.

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