Relations Automne 2021 / Dossier

Se priver collectivement de la religion au nom du progrès et d’une foi aveugle en la raison, n’est-ce pas aussi se priver de l’ombre qui donne son éclat à la lumière ? Et surtout, d’une mémoire millénaire porteuse d’un message subversif à l’encontre des maîtres du monde et de l’ordre établi ?


L’auteur, chercheur associé au Centre justice et foi et rédacteur en chef de Relations de 2005 à 2019, a publié Le désert et l’oasis. Essais de résistance (Nota bene, 2016)

Il y a une perte nécessaire. Un dépouillement bénéfique. Une grâce dans l’abandon de certitudes, dans le délestage de scories accumulées avec le temps qui masquent le sens, le rendent inaudible, parfois le défigurent, en le coupant de la vie. Cela est vrai de la religion et de l’image de Dieu qui s’en dégage. À cet égard, la sécularisation est une bénédiction – et même une expérience métaphysique libératrice qui n’a pas fini de faire son œuvre –, de même que l’athéisme, qui dépoussière, purifie, passe par le feu l’image de Dieu, aidant la religion à creuser sa quête, à affiner sa…

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