Relations mars-avril 2020
Transformer des lieux vides en histoires communes
Lancée en 2017, Caracol est une initiative française qui valorise l’occupation temporaire de lieux vacants sous la forme de colocations solidaires. Les membres responsables approchent les propriétaires de bâtiments inoccupés et travaillent avec eux pour définir les cadres de l’occupation de leur bâtiment, selon leurs besoins et leurs attentes, en échange d’une occupation supervisée (évitant les risques de squat et de détérioration) et d’une valorisation des espaces. Le loyer – encadré par la Loi Boutin, qui contraint les baux d’occupation temporaire à un loyer mensuel maximal de 190 euros, charges comprises –, en vient à ne représenter qu’une fraction du prix moyen des logements locatifs sur le marché immobilier. Tel est d’ailleurs l’objectif premier de Caracol : offrir des logements abordables dans un contexte de crise du logement aiguë. Le projet s’adresse d’une part aux personnes réfugiées bénéficiant de la protection internationale et d’autre part aux personnes vivant dans des municipalités classées « zones tendues ». Il vise à faciliter leur socialisation dans la société d’accueil.
En 2018, à Montréal, on comptait plus de 900 bâtiments vacants, précise l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) dans son plus récent rapport sur la crise permanente du logement. Alors que le taux d’inoccupation atteignait un creux historique dans la métropole en 2019 (1,5 %), pourquoi ne pas s’inspirer de Caracol ?
Voir : <caracol.house>


