28 janvier 2021

Un cadeau en musique et en textes – Fantaisie n° 9

Fantaisie no 9
de Georg Philipp Telemann
Bridget Greason-Sharp, Hautbois, Lorrie Jean-Louis, textes.

Projet Telemann, illustration Julie Belpaire

Il y a dans les jours de l’hiver une dureté. La grisaille peut aussi s’en mêler, surtout en ville. Le soleil est rare quand il n’est pas totalement absent. Une langueur s’installe dans une répétition du même; une morosité sans fin.

Je ne sais pas quoi faire avec l’hiver. Je connais pourtant cette saison depuis toujours, mais je ne m’y fais pas.

Alors, j’invente une joie privée. Je bois du chocolat chaud et je mets la musique qui me rappelle les temps plus doux. Je danse seule entre quatre murs, mais à l’intérieur de moi c’est la fête. Je porte la saison que je veux. Je danse.

Dans une clameur sûrement inappropriée, j’invente des mouvements avec orgueil et fierté. Mes quatre saisons doivent toujours rimer avec la gaieté, surtout quand c’est compliqué. Interrompre la grisaille, donner à chaque pierre un nom.

Certes, je ne choisis pas la neige, ni l’âpreté des jours gris, mais l’élégance d’être toujours au sommet de sa saison intérieure.

Je ne veux pas être fâchée avec le temps.

Fantaisie no 9
de Georg Philipp Telemann
Bridget Greason-Sharp, Hautbois, Lorrie Jean-Louis, textes.

Projet Telemann, illustration Julie Belpaire

Il y a dans les jours de l’hiver une dureté. La grisaille peut aussi s’en mêler, surtout en ville. Le soleil est rare quand il n’est pas totalement absent. Une langueur s’installe dans une répétition du même; une morosité sans fin.

Je ne sais pas quoi faire avec l’hiver. Je connais pourtant cette saison depuis toujours, mais je ne m’y fais pas.

Alors, j’invente une joie privée. Je bois du chocolat chaud et je mets la musique qui me rappelle les temps plus doux. Je danse seule entre quatre murs, mais à l’intérieur de moi c’est la fête. Je porte la saison que je veux. Je danse.

Dans une clameur sûrement inappropriée, j’invente des mouvements avec orgueil et fierté. Mes quatre saisons doivent toujours rimer avec la gaieté, surtout quand c’est compliqué. Interrompre la grisaille, donner à chaque pierre un nom.

Certes, je ne choisis pas la neige, ni l’âpreté des jours gris, mais l’élégance d’être toujours au sommet de sa saison intérieure.

Je ne veux pas être fâchée avec le temps.

Share via
Send this to a friend