21 janvier 2021

Un cadeau en musique et en textes – Fantaisie n° 7

Fantaisie no 7
de Georg Philipp Telemann
Bridget Greason-Sharp, Hautbois, Lorrie Jean-Louis, textes.

Série fenêtre no3, ilustration Julie Belpaire

Vous êtes-vous déjà imaginé comme une fleur?
C’est une étrange question direz-vous. Pourtant si leur danse est lente
et difficile à suivre pour nos grands corps d’adultes, elle est belle.

J’imagine que lorsque la fleur sort la tête du sol, la lumière du soleil la réveille. Elle écoute la lumière et toute disposée qu’elle est, elle s’émerveille de ses propres pétales qui la ravissent. Et toute sa splendeur le dit. Altière, vive, elle continue de se laisser bercer par la chaleur qu’elle trouve.

Un peu vite, un peu fort, la fleur s’emporte dans son propre mouvement vers une beauté éphémère, certes, mais totale.
J’ai déjà vu un champ de roses aux pieds du Salève en Suisse. C’était une musique éclatante pour les yeux.

Toujours est-il que la fleur s’essouffle. Elle veut toucher le ciel parce qu’elle croit que c’est lui son amant qui lui verse de la lumière. Qui oserait regarder directement le soleil?

La fleur hésite un peu. Après l’excitation, vient l’hésitation. Elle ne connaît pas le temps, mais le pressentent comme la nuit qui vient toujours. Elle ralentit la danse. Ses pétales changent de couleur, s’assèchent. Elle se meurt, mais dans une ultime révérence, elle salue le ciel.

Fantaisie no 7
de Georg Philipp Telemann
Bridget Greason-Sharp, Hautbois, Lorrie Jean-Louis, textes.

Série fenêtre no3, ilustration Julie Belpaire

Vous êtes-vous déjà imaginé comme une fleur?
C’est une étrange question direz-vous. Pourtant si leur danse est lente
et difficile à suivre pour nos grands corps d’adultes, elle est belle.

J’imagine que lorsque la fleur sort la tête du sol, la lumière du soleil la réveille. Elle écoute la lumière et toute disposée qu’elle est, elle s’émerveille de ses propres pétales qui la ravissent. Et toute sa splendeur le dit. Altière, vive, elle continue de se laisser bercer par la chaleur qu’elle trouve.

Un peu vite, un peu fort, la fleur s’emporte dans son propre mouvement vers une beauté éphémère, certes, mais totale.
J’ai déjà vu un champ de roses aux pieds du Salève en Suisse. C’était une musique éclatante pour les yeux.

Toujours est-il que la fleur s’essouffle. Elle veut toucher le ciel parce qu’elle croit que c’est lui son amant qui lui verse de la lumière. Qui oserait regarder directement le soleil?

La fleur hésite un peu. Après l’excitation, vient l’hésitation. Elle ne connaît pas le temps, mais le pressentent comme la nuit qui vient toujours. Elle ralentit la danse. Ses pétales changent de couleur, s’assèchent. Elle se meurt, mais dans une ultime révérence, elle salue le ciel.

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