12 janvier 2021

Un cadeau en musique et en textes – Fantaisie n° 5

Fantaisie no 5
de Georg Philipp Telemann
Bridget Greason-Sharp, Hautbois, Lorrie Jean-Louis, textes.

illustration fenêtre no2 - Julie Belpaire

L’immédiateté est une expérience agréable, mais elle abolit le temps et le temps n’aime pas être aboli.

L’impatience et la curiosité font la belle paire. Pourtant, ils peuvent être aussi, proches voisins de la violence et ce n’est pas un bon voisinage. Alors, quoi? On apprend, aussi difficile que cela puisse être, la patience.

La patience, la répétition du même sans inquiétude, est une très belle vertu. Au contraire de l’immédiateté, la patience laisse toute la place au temps. Ce dernier laisse des marques, des stries lisibles, des rides, connues et peut-être même aimées. Ce n’est pas obligatoire. Le temps n’est pas exigeant, mais il veut qu’on le laisse passer. Que les plantes grandissent, qu’elles meurent, que d’autres naissent.

Aussi pressante que puisse être la curiosité, parce qu’elle fait miroiter des promesses qu’elle ne tient pas, souvent, il est bon de savoir attendre, dans la douleur, souvent. Mais n’est-il pas vrai que derrière toute mélodie, il y a un travail immense? La beauté est complexe.

Fantaisie no 5
de Georg Philipp Telemann
Bridget Greason-Sharp, Hautbois, Lorrie Jean-Louis, textes.

illustration fenêtre no2 - Julie Belpaire

L’immédiateté est une expérience agréable, mais elle abolit le temps et le temps n’aime pas être aboli.

L’impatience et la curiosité font la belle paire. Pourtant, ils peuvent être aussi, proches voisins de la violence et ce n’est pas un bon voisinage. Alors, quoi? On apprend, aussi difficile que cela puisse être, la patience.

La patience, la répétition du même sans inquiétude, est une très belle vertu. Au contraire de l’immédiateté, la patience laisse toute la place au temps. Ce dernier laisse des marques, des stries lisibles, des rides, connues et peut-être même aimées. Ce n’est pas obligatoire. Le temps n’est pas exigeant, mais il veut qu’on le laisse passer. Que les plantes grandissent, qu’elles meurent, que d’autres naissent.

Aussi pressante que puisse être la curiosité, parce qu’elle fait miroiter des promesses qu’elle ne tient pas, souvent, il est bon de savoir attendre, dans la douleur, souvent. Mais n’est-il pas vrai que derrière toute mélodie, il y a un travail immense? La beauté est complexe.

Share via
Send this to a friend