28 janvier 2021

Un cadeau en musique et en textes – Fantaisie n° 12

Fantaisie no 12
de Georg Philipp Telemann
Bridget Greason-Sharp, Hautbois, Lorrie Jean-Louis, textes.

Projet Telemann, illustration Julie Belpaire

Si je pouvais faire parler la musique, je serais poète et aux arabesques sonores, je répondrais avec des mots fleuris ou si c’est nécessaire, des mots asphaltés. Mais la musique ne parle pas et c’est la beauté de cet art.

J’y surprendrais la pluie, un chat, un rêve d’hiver, une attente, une espérance, de la tendresse et même de la tristesse. La musique ne dit pas, la musique est musique.

Quand je danse, je me demande par où passe réellement la musique. Je sais qu’elle entre par l’oreille, mais elle se répand comme de l’eau. Une personne qui n’entend pas le rythme et est incapable d’y répondre par des mouvements me paraît démunie. La musique traverse l’esprit et le corps comme le soleil sèche nonchalamment les tissus de coton accrochés dehors. C’est une langue commune à tous les humains.

Il y a tant d’instruments, tant de rythmes, tant de tons. Parfois la musique nous appelle à bien regarder ce que nous ne savons pas voir. Je trouve que celle qui vient des contrées proches du désert ressemblent au désert et m’aident à le regarder toujours, jusqu’ici, sur un écran.

C’est un emportement infidèle la musique. La danse qui me prend au corps selon la musique varie beaucoup; je deviens fantaisiste. Aucun cadre, aucun pas obligatoire, rien. Seulement mon imagination. C’est la meilleure conversation possible, sans aucun mot.

Fantaisie no 12
de Georg Philipp Telemann
Bridget Greason-Sharp, Hautbois, Lorrie Jean-Louis, textes.

Projet Telemann, illustration Julie Belpaire

Si je pouvais faire parler la musique, je serais poète et aux arabesques sonores, je répondrais avec des mots fleuris ou si c’est nécessaire, des mots asphaltés. Mais la musique ne parle pas et c’est la beauté de cet art.

J’y surprendrais la pluie, un chat, un rêve d’hiver, une attente, une espérance, de la tendresse et même de la tristesse. La musique ne dit pas, la musique est musique.

Quand je danse, je me demande par où passe réellement la musique. Je sais qu’elle entre par l’oreille, mais elle se répand comme de l’eau. Une personne qui n’entend pas le rythme et est incapable d’y répondre par des mouvements me paraît démunie. La musique traverse l’esprit et le corps comme le soleil sèche nonchalamment les tissus de coton accrochés dehors. C’est une langue commune à tous les humains.

Il y a tant d’instruments, tant de rythmes, tant de tons. Parfois la musique nous appelle à bien regarder ce que nous ne savons pas voir. Je trouve que celle qui vient des contrées proches du désert ressemblent au désert et m’aident à le regarder toujours, jusqu’ici, sur un écran.

C’est un emportement infidèle la musique. La danse qui me prend au corps selon la musique varie beaucoup; je deviens fantaisiste. Aucun cadre, aucun pas obligatoire, rien. Seulement mon imagination. C’est la meilleure conversation possible, sans aucun mot.

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