Secteur Vivre Ensemble
Facebook Twitter Vimeo

Le traitement médiatique de l’islam et des musulmans au Québec

Par : Mélanie Beauregard

L’auteure est doctorante à l’École d’études sociologiques et anthropologiques de l’Université d’Ottawa.

Au Québec, il existe peu de recherches permettant de comprendre les stratégies médiatiques qui contribuent à l’islamophobie. Ce texte – issu d’une recherche universitaire récente – aborde les concepts d’islamophobie et d’islamophilie en observant trois stratégies médiatiques participant à l’islamophobie. Il reprend les grandes lignes de la présentation de l’auteure dans le cadre d’une soirée[1] organisée par le secteur Vivre ensemble du Centre justice et foi le 27 mars 2018.

Au sein de nos sociétés, le traitement médiatique des groupes minoritaires est bien souvent considéré comme problématique. Que ce soit à la télévision, à la radio ou encore dans les journaux, les membres des groupes minoritaires sont fréquemment dépeints de façon stéréotypée.

Alors qu’ils occupent un espace de plus en plus important au sein des discours médiatiques, les musulmans, au Québec, n’échappent pas à un traitement médiatique islamophobe. Bien qu’elle semble, à première vue, moins pernicieuse que les violences physiques et psychologiques, l’islamophobie médiatique n’est pas qu’immatérielle : en raison de divers mécanismes et stratégies, celle-ci affecte le quotidien et la vie des musulmans. En effet, les discours médiatiques produisent et reproduisent l’islamophobie.

Islamophobie et islamophilie

L’islamophobie est un concept qui suscite, au sein de la littérature tant scientifique que non scientifique, de nombreux débats. Bien que certains auteurs refusent de concevoir l’islamophobie comme un racisme, certaines approches proposent une articulation des deux phénomènes.

Pour définir le concept d’islamophobie, nous nous inspirons de la définition de Garner et Selod dans la mesure où pour ces deux chercheurs, l’islamophobie est un racisme. En effet, pour exclure les musulmans du groupe majoritaire, l’islamophobie assigne une identité de groupe à des individus, et ce, en généralisant certains traits à l’ensemble des membres de ce groupe. L’islamophobie implique alors un processus de racialisation. Ce processus peut être défini comme étant le sens attribué aux marqueurs de la différenciation sociale, sens qui vise l’exclusion des individus racisés du groupe majoritaire[2].

Au concept d’islamophobie s’articule le concept d’islamophilie. Dimension importante de l’islamophobie[3], l’islamophilie racialise les musulmans en généralisant des traits (positifs ou négatifs) à certains d’entre eux. En effet, l’islamophilie fait appel à une compréhension binaire (bon/mauvais) et stéréotypée des musulmans. Les « bons » musulmans sont définis comme étant des êtres modernes, séculiers et occidentalisés, tandis que les « mauvais » musulmans sont extrémistes, antidémocratiques, violents, terroristes et antimodernes[4]. Dans les deux cas, une identité est assignée aux musulmans (identité racisée). L’islamophilie implique donc des rapports de domination, et ce, en imposant une nature et un rôle aux musulmans.

Autant l’islamophilie que l’islamophobie installent un climat de suspicion envers les citoyens musulmans. Ils sont dès lors placés dans une dynamique où leurs comportements doivent être jugés par le reste de la société. L’opposition entre le bon et le mauvais musulman participe à réduire leurs autonomies et justifie leurs discriminations.

De plus, dans les discours islamophiles, les « bons » musulmans sont perçus comme partageant les mêmes principes et valeurs que le groupe majoritaire. L’appartenance à la catégorie « bons » musulmans est alors conditionnelle au partage de ces principes. Plus précisément, pour être de « bons » musulmans, aux yeux du groupe majoritaire, les musulmans doivent, d’une certaine façon, rejeter certains comportements et pratiques associés à l’islam. En adoptant un discours islamophile, le groupe majoritaire propose une conception – voire une relecture – de l’islam et des musulmans qui correspond à ses valeurs. Il faut noter que pour le groupe majoritaire, sans cette relecture de l’islam, les valeurs musulmanes sont jugées comme étant incompatibles à celles des sociétés occidentales.

L’islamophobie tout comme l’islamophilie se manifestent dans l’espace public ainsi que dans la sphère privée, et ce, de façons diverses. Ici, nous nous intéresserons à la dimension discursive de ces deux processus. Plus précisément, nous observerons quelques stratégies islamophobes (et islamophiles) utilisées par les journaux québécois. Pour ce faire, cet article se base à la fois sur les données obtenues dans le cadre de notre mémoire de maîtrise[5] ainsi que sur des données obtenues dans le cadre d’une recherche exploratoire[6].

Notons que cette recherche exploratoire fut orientée par certaines tendances répertoriées dans le cadre de notre mémoire. En effet, même si ce dernier était une étude de cas sur les chroniques de Richard Martineau, nous considérons que certaines des stratégies discursives utilisées par celui-ci sont également utilisées par d’autres chroniqueurs, éditorialistes et journalistes, et ce, indépendamment du journal.

Autant l’islamophilie que l’islamophobie installent un climat de suspicion envers les citoyens musulmans. Ils sont dès lors placés dans une dynamique où leurs comportements doivent être jugés par le reste de la société. L’opposition entre le bon et le mauvais musulman participe à réduire leurs autonomies et justifie leurs discriminations.

Stratégies médiatiques et islamophobie

Sans forcément s’intéresser spécifiquement au traitement médiatique de l’islam et des musulmans, quelques chercheurs, au Québec, ont observé les mécanismes ou stratégies discursives utilisées par les médias pour produire et reproduire la domination du groupe majoritaire sur les groupes racisés[7]. Dans cette section, nous explorerons trois stratégies utilisées par les médias qui participent à exclure les musulmans.

Invisibilisation de certaines réalités musulmanes

L’une des stratégies utilisées pour exclure discursivement et médiatiquement les musulmans est l’invisibilisation de certaines réalités vécues par ces derniers. Par le faible traitement – voire l’absence de traitement – les médias participent à rendre invisible l’islamophobie. Une recherche exploratoire dans Eureka.cc – base de données répertoriant, entre autres, les articles publiés dans les journaux franco-québécois, belges et suisses francophones – nous permet alors de constater que les termes « islamophobie(s) » et « islamophobe(s) » sont peu utilisés dans les médias.

En 2016, les termes « islamophobie(s) » et « islamophobe(s) » apparaissent au sein de 64 articles de La Presse+, de 69 articles du Devoir et de 97 articles du Journal de Montréal, et ce, alors que l’islam et les musulmans sont abordés au sein de 1408 articles de La Presse+, de 1415 articles du Devoir et de 920 articles du Journal de Montréal.

En 2017, les termes « islamophobie(s) » et « islamophobe(s) » sont un peu plus utilisés[8]. Au sein de La Presse+, les termes apparaissent dans 125 articles tandis qu’ils apparaissent dans 109 articles du Devoir et dans 126 articles du Journal de Montréal. Encore une fois, les articles abordant l’islam et les musulmans sont nombreux : La Presse+ mobilisant ces sujets dans 1536 articles, Le Devoir les abordant dans 1293 articles et Le Journal de Montréal le faisant dans 883 articles.

Ces données nous permettent de constater que l’islamophobie est peu nommée au sein des journaux québécois, et ce, même si des recherches ont démontré l’importance du phénomène au Québec (et au Canada)[9]. Bien que les journaux observés nomment à quelques reprises l’islamophobie, cela ne signifie pas pour autant que le concept est perçu, par les médias, comme étant légitime. En effet, notons qu’au sein des textes d’opinion publiés dans les journaux, l’usage des termes « islamophobie(s) » et « islamophobe(s) » est fréquemment associé à une critique de l’utilisation de ces concepts, ceux-ci étant jugés comme participant à censurer le débat public : « Si cette islamophobie désigne certes des discriminations réelles, elle sert aussi de tarte à la crème afin de museler tout débat véritable »[10].

Instrumentalisation des voix musulmanes

Certaines voix musulmanes ou associées à l’islam sont instrumentalisées afin de corroborer et d’appuyer l’argumentaire proposé par les médias québécois. L’instrumentalisation de ces personnes se manifeste de deux façons.

Premièrement, les médias utilisent les affirmations de certains individus se réclamant de l’islam et qui tiennent des propos controversés, et ce, sans éclairer sur le contexte social ou historique (colonial au demeurant dans l’exemple qui suit!) où ont prévalu ces propos. En reprenant ceux-ci, les journaux québécois démontrent à leurs lectorats qu’il est justifié de craindre l’islam puisque certaines personnes liées à cette religion tiennent des argumentaires qui seraient menaçants tant pour la sécurité physique des Québécois que pour les valeurs québécoises : « Hassan el-Banna est célèbre pour avoir déjà déclaré : ‘‘Allah est notre but. Le prophète est notre exemple. Le Coran est notre constitution. Le djihad est notre chemin. Le martyr est notre désir.’’ Sympathique, non? »[11].

Deuxièmement, certains médias québécois font appel aux propos tenus par des « informateurs/informatrices de l’intérieur »[12] ou par des « dissidents de l’islam »[13]. Ces individus sont alors des personnes se réclamant d’un héritage musulman tout en critiquant ouvertement l’islam. Les médias québécois instrumentalisent les critiques formulées par ces « informateurs/informatrices de l’intérieur », et ce, afin d’appuyer – et de légitimer – leurs critiques de l’islam. Conséquemment, ces individus « […] apportent une certaine crédibilité à la réalité de la menace islamique »[14]. De plus, en raison de leur appartenance religieuse, il serait questionnable – voire impossible – d’accuser ces individus de racisme ou d’islamophobie : « Quand de courageux intellectuels qui connaissent intimement l’islam, des gens comme Fatima Houda-Pépin, Djemila Benhabib, l’auteur kabyloquébécois Karim Akouche, le chroniqueur et romancier algérien Kamel Daoud, la militante des droits de l’homme bangladeshi Taslima Nasreen, la Canadienne Irshad Manji, le parlementaire danois Naser Khader – qui écrivait dans le New York Times que ‘‘les islamistes radicaux sont les nazis de l’islam’’ – et des milliers d’autres condamnent l’islamisme, parfois au péril de leur vie, propagent-ils eux aussi de fausses nouvelles racistes et ‘‘islamophobes’’? »[15].

Même si dans les deux cas nous assistons à l’allocation d’un espace pour les voix musulmanes, la démarche instrumentale sous-jacente à cette stratégie est problématique. Les médias québécois citent les musulmans afin d’illustrer leurs propos et de renforcer leurs argumentaires. Dans ce cadre, l’islamophilie (et l’islamophobie) se manifeste de deux façons : d’une part, il y aurait les « bons » musulmans qui produisent un discours soulignant les dangers de l’islam ainsi que la supériorité éthique de l’Occident et d’autre part, il y aurait les « mauvais » musulmans qui en raison de leurs lectures de l’islam semblent menacer les intérêts occidentaux.

Les comportements et prises de position adoptés par les musulmans déterminent leur rang dans la hiérarchie. Ils sont donc évalués selon une norme : l’idéal occidental. Cette norme impliquerait que les « bons » individus (musulmans ou non) doivent notamment être laïques et féministes. L’opposition au voile ainsi qu’à l’intégrisme islamique prouverait qu’ils sont de « bons » musulmans.

Hiérarchisation (bons/mauvais) des musulmans

L’islamophilie, au sein des discours médiatiques, se manifeste également par une hiérarchisation des musulmans. En effet, certains comportements, pratiques ou propos tenus par les musulmans sont valorisés alors que d’autres sont critiqués – voire condamnés. Les musulmans sont alors fréquemment perçus, dans les journaux québécois, selon un axe « bons »/« mauvais ».

La figure du « bon » musulman inclut les « informateurs/informatrices de l’intérieur » ainsi que les musulmans qui souhaitent « […] mener une vie normale. Dans le respect des valeurs de la société d’accueil »[16]. Quant à la figure du « mauvais » musulman, celle-ci coïncide plutôt avec celles des musulmans pouvant être associés à l’islamisme ainsi que des musulmans qui ne critiquent pas ouvertement l’islam (et l’islamisme).

Les comportements et prises de position adoptés par les musulmans déterminent leur rang dans la hiérarchie. Ils sont donc évalués selon une norme : l’idéal occidental. Cette norme impliquerait que les « bons » individus (musulmans ou non) doivent notamment être laïques et féministes. L’opposition au voile ainsi qu’à l’intégrisme islamique prouverait qu’ils sont de « bons » musulmans.

L’absence de comportements ou de prises de position qui correspondent aux normes occidentales justifierait que les musulmans soient considérés comme étant « mauvais ». Notons alors que leur identité serait par défaut mauvaise. En effet, pour être considérés, par les médias québécois, comme étant un « bon », les musulmans doivent adopter une prise de position ou une attitude précise, soit la critique de l’islam (et l’islamisme). Par exemple, Alexandre Sirois de La Presse+ affirme : « Les musulmans – qui sont d’ailleurs les principales victimes des terroristes islamistes – doivent faire front commun avec ceux que les djihadistes qualifient d’‘‘infidèles’’. C’est essentiel »[17]. Les médias perçoivent alors les musulmans comme ayant une responsabilité et une sorte d’injonction à dénoncer l’islamisme. Toutefois, certains journaux considèrent que ces musulmans sont, en raison de leur silence et de leur inaction face à l’islamisme, complices de celui-ci : « Leur silence, même terrorisé, fait d’eux les complices de ces meurtriers qui veulent détruire la civilisation occidentale »[18]. Conséquemment, les musulmans sont perçus comme des individus « mauvais » tant qu’ils n’agiront pas contre l’islamisme. Cette tentative de discipliner les musulmans implique la nécessité pour les « bons » de rejeter ou de critiquer l’islam (et les « mauvais » musulmans) ainsi que de se conformer aux normes dites occidentales.

Par ailleurs, en hiérarchisant et en évaluant les musulmans en fonction de l’idéal occidental, les discours médiatiques participent à représenter le groupe majoritaire de façon positive. Les discours sur les « mauvais » musulmans sont alors utilisés afin de comparer les valeurs du groupe majoritaire à celles de l’altérité musulmane, tandis que les discours sur les « bons » musulmans sont instrumentalisés afin de confirmer la supériorité morale et culturelle du groupe majoritaire. Ainsi, en comparant les valeurs des deux groupes et en illustrant l’attrait des valeurs du groupe majoritaire pour certains membres du groupe minoritaire, les discours médiatiques instrumentalisent alors l’exclusion sociale des musulmans, et ce, pour construire positivement le groupe majoritaire ainsi que ses valeurs et ses idéaux.

Conclusion

Pour conclure, disons que plusieurs stratégies sont utilisées dans les médias québécois pour exclure les musulmans du groupe majoritaire. En invisibilisant certaines stigmatisations vécues par les personnes musulmanes, en instrumentalisant les voix des musulmans ou encore en hiérarchisant les musulmans selon un axe « bons »/« mauvais », plusieurs acteurs, dont les médias, contribuent à poser l’altérité musulmane sous les termes d’un problème public. Ce qui fait en sorte – implicitement, et de façon récurrente – de poser la présence de ces personnes comme un corps étranger et excédentaire au groupe majoritaire. Par ces différentes stratégies, les musulmans ne sont pas perçus comme étant des membres, à part entière, de la société québécoise. En effet, en représentant les musulmans comme étant une menace (sécuritaire ou culturelle) pour le groupe majoritaire, les médias participent à l’invisibilisation des oppressions islamophobes vécues quotidiennement par les personnes musulmanes ou celles perçues comme telles. Ainsi, en insistant sur les problèmes (supposément) causés par ces personnes au vivre-ensemble, les médias omettent et se dispensent de réfléchir à la responsabilité du groupe majoritaire en vue d’un vivre-ensemble harmonieux et moins polarisé.


[1] Voir sous ce lien : http://cjf.qc.ca/vivre-ensemble/activites-passees/

[2] Garner, S. et Selod, S. (2015). « The Racialization of Muslims : Empirical Studies of Islamophobia », Critical Sociology, vol. 41, n° 1, p. 9-19; Selod, S. et Embrick, D. G. (2013). « Racialization and Muslims : Situating the Muslim Experience in Race Scholarship », Sociology Compass, vol. 7, n° 8, p. 644-655.

[3] Kazi, N. (2009). « Islamophilia : Race, Class, and Representations of the ‘Good’ Muslim », dans M. A. Viteri et A. Tobler (dir.), Shifting Positionalities: The Local and International Geo-Politics of Surveillance and Policing, Cambridge, Cambridge Scholars Publishing, p. 152-163.

[4] Mamdani, M. (2004). Good Muslim, Bad Muslim. America, the Cold War, and the Roots of Terror, New York, Pantheon Books, p. 24.

[5] Beauregard, M. (2015). « Le traitement discursif de l’islam et des musulmans dans les médias : analyse critique des chroniques de Richard Martineau », Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal.

[6] Pour cette recherche exploratoire, trois journaux ont été observés, soit La Presse+, Le Devoir et Le Journal de Montréal. Les trois journaux ont été observés entre le 1er janvier 2016 et le 31 mars 2018. De plus, divers mots-clés furent notamment utilisés, tels qu’« islam* », « musulman* », « islamophobie* » et « islamophobe* ». Par ailleurs, cette recherche étant en cours, d’autres analyses devront être menées pour cibler la diversité de stratégies discursives ainsi que la récurrence de certaines pratiques.

[7] Potvin, M. (2008). Crise des accommodements raisonnables. Une fiction médiatique?, Outremont, Athéna Éditions, 277 p.

[8] Nous pouvons supposer que les termes sont davantage utilisés en raison de l’attentat de la grande mosquée de Québec.

[9] Helly, D. (2004). « Les multiples visages de l’islamophobie au Canada », Nouveaux Cahiers du socialisme, n° 5, p. 99-106.

[10] Rioux, C. (2018). « Être ou ne pas être Charlie », Le Devoir, 12 janvier, p. A3.

[11] Martineau, R. (2013). « Une histoire inquiétante », Le Journal de Montréal, 21 février, p. 6.

[12] Jelodar, E. Z. et al. (2014). « Muslim Women’s Memoirs : Disclosing Violence or Reproducing Islamophobia? », Asian Social Science, vol. 10, n° 14, p. 215-223.

[13] Brahimi, M. A. (2015). « Le magicien et le réactionnaire. À propos des ‘‘Dissidents de l’islam’’ », dans P. Durand et S. Sindaco (dir.), Le discours « néo-réactionnaire ». Transgressions conservatrices, Paris, CNRS Éditions, p. 199-214. Voir aussi : Brahimi, M.A. « Figures de la dissidence en islam et islamophobie intellectuelle», Blogue Salam, 5 septembre 2016 : https://quebec.huffingtonpost.ca/mohamed-amine-brahimi/salam-islamophobie-intellectuelle_b_11796680.html

[14] Brahimi, M. A. (2015), Ibid., p. 214.

[15] Ravary, L. (2017). « Fake news à gauche », Le Journal de Montréal, 24 avril, p. 12.

[16] Martineau, R. (2007). « Dommage collatéral », Le Journal de Montréal, 6 avril, p. 6.

[17] Sirois, A. (2017). « De plus en plus abject », La Presse+, 24 mai.

[18] Aubin, B. (2016). « Le silence des musulmans ‘‘modérés’’ », Le Journal de Montréal, 27 mars, p. 40.